Obtenir vos données dans PVOutput

The five upload routes, from direct push to manual entry

Cet article a été rédigé en anglais et traduit avec l'aide de l'IA. Lire l'original →

Une fois que vous avez créé un compte PVOutput, défini un système et demandé une clé API, le vrai travail commence : comment obtenir automatiquement les données de production de votre installation dans ce compte ? Cet article passe en revue les options pratiques en 2026, regroupées par type d'installation, avec les avantages et inconvénients pratiques de chacune.

Avant de commencer, une précision importante. PVOutput est conçu pour recevoir des données de façon répétée, pas pour récupérer des données depuis l'onduleur. C'est toujours votre côté de la configuration qui pousse vers PVOutput, jamais l'inverse. C'est un choix de conception qui rend toute la plateforme beaucoup plus fiable : PVOutput n'a pas à s'authentifier auprès de centaines de milliers d'onduleurs ou à maintenir des connaissances spécifiques aux fabricants. Mais cela signifie aussi qu'il doit y avoir quelque part dans votre setup un composant qui dit : "Voici l'état actuel de mon installation, veuillez l'enregistrer."

Ce composant peut être :

  1. L'onduleur lui-même, s'il a un support PVOutput intégré (rare).
  2. Un service cloud du fabricant, qui pousse régulièrement vers PVOutput via un pont intégré.
  3. Un pont qui tourne sur votre réseau domestique, comme Home Assistant, Solar Assistant ou IoTaWatt, qui collecte les données localement et les transmet.
  4. Un script ou un utilitaire sur un serveur ou un ordinateur, qui interroge le cloud du fabricant et pousse lui-même vers PVOutput.
  5. Saisie manuelle, via l'interface web, en dernier recours.

Laquelle est la meilleure dépend de la marque de votre onduleur, à quel point vous vous sentez technique, et si vous faites déjà tourner d'autres choses de domotique. Parcourons les scénarios les plus courants.

Option 1 : push direct depuis l'onduleur

Certains onduleurs ont un support PVOutput natif. Ce n'est pas une feature courante, mais c'est une belle quand elle est présente. Fronius l'a intégré dans son ancien matériel Datamanager 2.0 : vous remplissez votre ID système et votre clé API sur l'interface web de l'onduleur, et le truc pousse toutes les cinq minutes sans autre intervention. Tout se passe directement depuis l'onduleur vers pvoutput.org, sans intermédiaire cloud.

Les modèles Fronius récents (Symo GEN24, Primo GEN24) n'ont plus cette fonctionnalité intégrée, ironiquement. La motivation est que Fronius veut amener ses clients vers Solar.web. La fonctionnalité peut être récupérée via une sorte de solution intermédiaire comme un pont Home Assistant, mais le temps du pur "clic et ça pousse" est malheureusement passé pour le Fronius plus récent.

Autres marques avec un push PVOutput direct, à ma connaissance : anciens onduleurs SMA Webconnect, anciens modèles Enphase Envoy. Pour la plupart des onduleurs modernes en 2026, ce n'est plus une option réaliste, et vous devez vous tourner vers une des autres solutions.

Option 2 : un cloud fabricant qui pousse vers PVOutput

C'est la solution la plus propre quand elle est disponible. PVOutput met à disposition lui-même le PVOutput Auto Uploader, un service gratuit qui récupère les données de certains clouds de fabricants et les place dans votre compte PVOutput. Les marques supportées au moment de l'écriture : SolarEdge, Enphase, GoodWe SEMS, Solis SolisCloud, SMA Sunny Portal, Huawei FusionSolar (partiellement), et quelques marques plus petites.

L'installation se passe typiquement ainsi : vous vous connectez à la page PVOutput Auto Uploader, ajoutez votre système, fournissez les credentials du cloud fabricant (votre login ou token API chez SolarEdge par exemple), et le liez à un système PVOutput. À partir de ce moment, ça tourne automatiquement. Pas de scripts, pas de gestion de serveur, pas de soucis.

Il y a quelques points pratiques. SolarEdge limite l'accès API à 300 appels par jour, ce qui est largement suffisant pour un seul couplage PVOutput mais peut devenir un problème si vous tirez aussi depuis Home Assistant sur la même API. Enphase a ses propres limites et particularités. L'Auto Uploader est un service gratuit, mais certaines fonctionnalités avancées comme téléverser la température de l'onduleur requièrent un don PVOutput. La plupart des utilisateurs s'en sortent très bien sur le tier gratuit.

Pour la plupart des installations résidentielles avec un onduleur de marque mainstream, l'Auto Uploader est la bonne réponse. Il demande une demi-heure de configuration, tourne pendant des années sans entretien, et fait exactement ce que vous voudriez qu'il fasse.

Option 3 : un pont sur votre réseau domestique

C'est là que ça devient plus intéressant pour qui veut quelque chose de plus que juste PVOutput. Un pont local sur votre réseau extrait des données de votre onduleur (souvent via Modbus TCP local, API locale ou un autre protocole), les rassemble, et les envoie vers PVOutput. Le grand avantage par rapport à l'option 2 est que les données sont localement chez vous et que vous ne dépendez pas du cloud du fabricant. Si ce cloud tombe ou si le fabricant décide demain de couper votre accès, vous avez encore les données.

Home Assistant est le géant open-source dans cet espace. Presque chaque grande marque d'onduleur a une intégration officielle ou communautaire : SolarEdge (Modbus TCP local, pas besoin de cloud), Enphase (Envoy local, mises à jour sub-minute), Fronius (API locale, très rapide), SMA (Speedwire), Huawei FusionSolar, GoodWe, Growatt, Solis, Victron, et beaucoup d'autres. Une fois que Home Assistant a les données, vous les envoyez vers PVOutput soit via un add-on communautaire qui poste toutes les quelques minutes vers l'API, soit via une simple automatisation qui tourne sur planning. C'est l'option que j'utilise personnellement, et l'avantage est que vous avez une copie locale de toutes vos données à côté du téléversement PVOutput, plus la possibilité de réagir en temps réel sur ces données (allumer le lave-vaisselle, charger la voiture, faire tourner la pompe à chaleur). Pour qui fait déjà tourner Home Assistant pour d'autres raisons, intégrer l'énergie solaire est un projet d'un samedi après-midi.

Solar Assistant est une alternative commerciale ciblant les installations solaires DIY, surtout les onduleurs hybrides de LuxPower, Deye, Growatt, MPP Solar et marques similaires. Il tourne sur un Raspberry Pi, coûte autour de 54 € en une fois, et offre un joli dashboard web plus une sortie MQTT pour intégration dans Home Assistant. Solar Assistant n'a actuellement pas de téléverseur PVOutput intégré, malgré que cela soit sur la liste des souhaits depuis des années, donc la configuration typique est Solar Assistant vers MQTT vers Home Assistant vers PVOutput. Plus de composants, mais chaque composant est fiable en soi.

IoTaWatt est un compteur open-source à pinces ampèremétriques que vous installez dans votre tableau électrique. Il mesure production et consommation simultanément et envoie les données vers PVOutput. Le matériel coûte environ 350 € sans les pinces CT ou 450 € avec les pinces pour un foyer triphasé. C'est une solution distincte de l'Option 2 parce qu'IoTaWatt parle directement à l'installation électrique, pas à l'onduleur. Avantage : vous avez aussi le monitoring de consommation d'un seul coup, ce que nous abordons en détail dans un autre article.

Option 4 : un script personnel

Pour qui est suffisamment technique pour écrire du Python ou un autre langage de script, PVOutput offre une API HTTP ouverte qui permet de pousser soi-même les données. L'API est documentée sur pvoutput.org/help. Une configuration typique : un script tourne toutes les cinq minutes sur un serveur (un Raspberry Pi, un VPS, un NAS Synology), tire les données du cloud du fabricant ou d'un appareil Modbus local, et poste vers addstatus.jsp sur pvoutput.org.

Pour les marques sans support Auto Uploader, c'est souvent le chemin le plus pragmatique. Pour le logiciel SBFspot (open source, à l'origine pour les onduleurs SMA via Bluetooth, maintenant aussi pour Speedwire), il y a une intégration PVOutput qui fonctionne out-of-the-box. Pour les onduleurs Growatt il existe divers scripts communautaires qui interrogent l'API cloud Growatt et poussent vers PVOutput. Idem pour Deye, Sungrow, et autres marques sans support officiel Auto Uploader.

Ce chemin demande de l'entretien. Les scripts cassent, les APIs cloud des fabricants changent sans préavis, les certificats expirent. Qui n'a pas envie de passer quelques heures par an pour quelque chose qui est tombé, choisit mieux l'option 2 ou 3. Qui trouve ok d'écrire le script et apprécie le contrôle, peut avec l'option 4 souvent avoir une configuration qui tourne sans intervention pendant des années.

Option 5 : saisie manuelle

PVOutput permet aussi simplement d'entrer quotidiennement les chiffres via l'interface web. Beaucoup de gens pensent que c'est du temps perdu, et pour la plupart des configurations c'est aussi le cas. Mais si vous avez une très ancienne installation sans aucune lecture intelligente, ou un onduleur pour lequel aucune intégration n'existe, vous pouvez simplement une fois par jour ou une fois par semaine lire les chiffres sur l'écran de l'onduleur et les saisir.

Il n'y a pas de honte à ça. Les données sont moins détaillées de cette façon (vous n'obtenez pas de courbe de puissance, seulement les totaux journaliers), mais c'est suffisant pour les tendances à long terme, les comparaisons année sur année, et le specific yield. Pour certains propriétaires, en particulier d'installations plus anciennes, c'est simplement comme ils font depuis des années, et ça fonctionne.

Quelques pièges courants

Quelques choses que j'ai vu plusieurs fois chez les gens :

Confusion entre "system size" et puissance installée. PVOutput demande à la configuration la capacité crête DC (en W) de votre système. C'est la puissance des panneaux, pas la puissance de l'onduleur. Une installation de 6 kWp avec un onduleur 5 kVA s'entre comme taille système 6000, pas 5000. PVOutput utilise cela pour les calculs Specific Yield qui sont expliqués dans Reading your solar charts: what the numbers actually mean.

Problèmes de fuseau horaire. PVOutput fonctionne avec UTC ou avec le fuseau du compte. Si le fuseau est mal réglé, vous obtenez des courbes qui ont l'air bizarres (production la nuit, heures vides en journée). Vérifiez le réglage sur votre page de compte et vérifiez que les horodatages que vous téléversez sont sur la même base.

Erreurs de rate limit. Si vous essayez de téléverser beaucoup de données historiques d'un coup, vous pouvez atteindre les rate limits. Le tier gratuit a 60 appels par heure, les donateurs en ont 300. Un script qui fait un bulk-upload d'une année entière atteint ce plafond en quelques secondes. Étalez les bulk-uploads sur plusieurs heures si vous n'avez pas fait de don.

Doubles systèmes. Qui expérimente peut accidentellement laisser deux clients différents téléverser les mêmes données simultanément (par exemple l'Auto Uploader ET un script personnel). PVOutput accepte les deux, et les données sont simplement écrasées par qui pousse en dernier, ce qui mène parfois à des effets bizarres où les mêmes valeurs semblent fluctuer. Arrêtez l'un des deux.

Quelle option pour qui ?

L'arbre de décision est plus court que l'article ne le laisse penser. Si vous avez un ancien Fronius avec Datamanager 2.0, utilisez le push intégré et arrêtez de lire. Si vous avez un SolarEdge ou un Enphase, utilisez l'Auto Uploader. Si vous faites déjà tourner Home Assistant pour d'autres raisons, branchez votre intégration d'onduleur et envoyez vers PVOutput. Si vous êtes un passionné de solaire DIY avec un onduleur hybride et un Raspberry Pi, regardez vers Solar Assistant ou un script personnel. Si vous avez un onduleur qui date d'avant l'internet, saisissez les chiffres.

Pour la plupart des installations résidentielles belges, françaises et néerlandaises en 2026, l'Auto Uploader ou un pont Home Assistant sera le bon chemin. Les deux tournent des années sans beaucoup d'attention, et les deux amènent vos données dans un format lisible par n'importe quelle app sur votre téléphone, tablette ou ordinateur. Une fois que ça tourne, c'est effectivement fini. Vous pouvez alors passer à la partie où il s'agit vraiment de : lire et comprendre les données.

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